Inspection d’ouvrages d’art : le travail sur corde au service du génie civil

Ponts, viaducs, barrages, ouvrages portuaires et structures de génie civil doivent être inspectés et entretenus régulièrement pour garantir leur sécurité et leur durabilité. Or beaucoup de leurs parties — sous-faces de tablier, piles, appareils d’appui, parements — sont très difficiles d’accès : la nacelle sous tablier ou l’échafaudage suspendu y sont souvent techniquement impossibles à mettre en œuvre, ou exposeraient les travailleurs à un risque supérieur. Le cordiste y accède alors directement, sans ces moyens lourds.

Que peut-on réaliser sur corde ?

Pourquoi la corde pour les ouvrages d’art ?

Critère Apport du travail sur corde
Accès Atteinte directe des sous-faces, piles et zones suspendues
Circulation Impact réduit sur le trafic routier ou la navigation
Délai Mobilisation rapide, pas de montage lourd
Coût Dans les cas techniquement éligibles, l’absence de moyens d’accès spéciaux se traduit généralement par un coût global réduit

Pour qui ?

Gestionnaires d’infrastructures, collectivités, bureaux d’études, entreprises de génie civil et de maintenance. Cette approche complète l’inspection et maintenance industrielle sur corde pour les structures non-bâtiment.

Sécurité, qualification et traçabilité

L’intervention sur ouvrage d’art est exigeante : opérateurs certifiés CQP ou IRATA, double encordage, analyse de risques adaptée à l’environnement (circulation, eau, hauteur). Les contrôles réglementaires requièrent en outre la qualification correspondante. Cadre général : réglementation travaux en hauteur.

Questions fréquentes

Le cordiste remplace-t-il l’inspecteur d’ouvrage ?

Non : le cordiste assure l’accès et, selon ses qualifications, réalise ou assiste les relevés. Les inspections réglementaires restent encadrées par les qualifications dédiées.

Peut-on inspecter sans fermer l’ouvrage ?

Souvent oui, partiellement, grâce à l’accès par corde qui n’occupe pas la chaussée. Les modalités se définissent avec le gestionnaire.